Sa venue n’était pas annoncée et son apparition n’est pas passée inaperçue.

Au cœur du tumulte du Salon de l’agriculture, la présence surprise de Sarah Knafo a provoqué crispations et éclats de voix. Entre stratégie politique et accueil hostile, la visite a rapidement tourné à l’épisode polémique.
Depuis l’ouverture du Salon international de l’agriculture le 21 février au Parc des expositions de la Porte de Versailles, les allées parisiennes voient défiler responsables politiques et figures publiques. Après les passages remarqués de Gabriel Attal et Valérie Pécresse, c’est l’arrivée de Sarah Knafo qui a suscité le plus de remous.
Selon des informations révélées par Le Canard Enchaîné, les organisateurs ne s’attendaient pas à voir l’eurodéputée, candidate à la mairie de Paris, franchir les portes dès le jour de l’inauguration. Elle aurait multiplié les démarches pour être invitée le 21 février, quitte à bousculer les usages protocolaires établis depuis le début de la Ve République. Une initiative perçue comme un coup d’éclat politique.
Un bras de fer à l’entrée

Après avoir essuyé un refus initial, Sarah Knafo se serait présentée dans l’après-midi accompagnée d’un petit groupe et de journalistes. Toujours selon l’hebdomadaire satirique, elle aurait utilisé un haut-parleur pour interpeller le public et exiger d’entrer sans s’acquitter d’un billet. Les organisateurs auraient finalement cédé afin d’éviter un incident public plus retentissant, préférant calmer la situation plutôt que nourrir une polémique supplémentaire.
Mais l’accès obtenu n’a pas garanti un accueil chaleureux. À peine entrée dans le hall, la candidate aurait essuyé des insultes de la part d’un participant. Au fil de sa déambulation, la tension n’a cessé de croître, révélant un climat électrique dans un événement pourtant traditionnellement consensuel.
Une séquence virale et une ambiance tendue
La situation a pris une tournure encore plus visible lorsqu’une visiteuse l’a interpellée en détournant les paroles du titre Garçons de Koxie. La scène, captée et relayée par L’Est Républicain, montre une atmosphère particulièrement tendue. Les slogans scandés traduisent la polarisation qui entoure désormais chaque apparition publique de la candidate.
L’épisode illustre à quel point la campagne municipale parisienne s’invite jusque dans les allées agricoles. Le Salon, rendez-vous incontournable du monde rural et vitrine politique majeure, devient ainsi un théâtre d’affrontements symboliques.
Le soutien inattendu d’une artiste des années 2000

La référence à Koxie n’est pas anodine. La chanteuse, de son vrai nom Laure Cohen, a annoncé son engagement aux côtés de Sarah Knafo pour les municipales à Paris. Dans un entretien accordé à Paris Match le 18 février, elle explique avoir pris contact avec la candidate un an plus tôt, séduite par ses qualités oratoires.
Se présentant comme apolitique, l’artiste affirme rejoindre une liste « ouverte à tous les Parisiens » et non partisane. Elle se dit motivée par des préoccupations concrètes du quotidien, notamment la circulation et le stationnement, estimant que le programme proposé apporte des réponses « étudiées et chiffrées ». Elle insiste toutefois sur le fait qu’elle ne souhaite pas embrasser une carrière politique, mais simplement s’engager comme citoyenne.
Une stratégie de visibilité assumée
Entre confrontation sur le terrain et ralliement médiatique, la visite de Sarah Knafo au Salon de l’agriculture s’inscrit dans une stratégie de forte exposition. En s’invitant dans un événement hautement symbolique, elle a placé sa candidature sous les projecteurs, quitte à susciter critiques et tensions.









