Pour illustrer son raisonnement, l’eurodéputée prend l’exemple d’un salarié percevant 2 079 euros nets mensuels. Elle soutient que son employeur débourse en réalité 3 922 euros et met ainsi en avant l’écart entre le coût total supporté par l’entreprise et le salaire effectivement perçu par le travailleur.
Une suppression totale des droits de succession
Parmi ses propositions les plus importantes figure la fiscalité sur les héritages. Sarah Knafo défend la suppression complète des droits de succession, estimant que les biens transmis ont déjà supporté différents prélèvements au cours de la vie de leur propriétaire.
L’eurodéputée présente cette fiscalité comme un obstacle à la transmission du patrimoine familial. Elle rappelle également l’ancienneté de cet impôt, dont les origines remontent à la Révolution française, et souligne que le taux applicable aux transmissions en ligne directe peut actuellement atteindre 45 % pour les tranches les plus élevées, après application des règles et abattements prévus.
Sarah Knafo considère désormais les droits de succession comme une fiscalité susceptible d’affecter la transmission de la maison familiale. Plus largement, elle souhaite simultanément diminuer les dépenses publiques et les impôts, avec l’objectif affiché de favoriser l’enrichissement et la constitution d’un patrimoine.
La CSG sur les revenus d’activité également dans le viseur
La fiscalité du travail constitue un autre axe de son programme. Sarah Knafo propose de supprimer la contribution sociale généralisée (CSG) appliquée aux revenus d’activité. Selon ses calculs, une telle décision permettrait d’augmenter d’environ 10 % le salaire net des actifs sans accroître directement le coût du travail pour les employeurs.
Cette proposition représenterait cependant une modification majeure du financement de la protection sociale, la CSG constituant aujourd’hui une source importante de recettes. Dans son projet, Sarah Knafo inscrit cette suppression dans un ensemble plus vaste de réductions des prélèvements et des dépenses publiques.
L’eurodéputée souhaite parallèlement modifier la répartition de l’emploi en France. Elle défend notamment une augmentation du nombre d’agriculteurs accompagnée d’une diminution du nombre de fonctionnaires, tout en estimant que l’importance des effectifs publics n’a pas empêché une dégradation de certains services.


