La campagne municipale parisienne de 2026 démarre sous tension. À peine annoncée, la candidature de Sarah Knafo se retrouve au cœur d’une polémique inattendue, non pas sur le fond de son programme, mais sur sa forme.

En cause : une identité visuelle jugée trop proche d’une campagne étrangère, déclenchant accusations de mimétisme et vives réactions politiques. Annoncée officiellement le 7 janvier, la candidature de Sarah Knafo à la mairie de Paris s’est accompagnée d’un dispositif de communication soigneusement travaillé. Sécurité, propreté urbaine et baisse des impôts constituent l’ossature de son projet, mais c’est surtout la mise en scène visuelle de cette entrée en lice qui a attiré l’attention. Couleurs vives, typographies manuscrites et vidéos dynamiques diffusées sur les réseaux sociaux semblent viser un électorat jeune, urbain et connecté.
Des similitudes visuelles qui interpellent

Très vite, des internautes ont relevé des ressemblances troublantes entre cette communication et celle menée à New York par Zohran Mamdani. Sa campagne municipale s’était distinguée par une esthétique inspirée de l’art urbain, des palettes éclatantes et des formats informels, rompant avec les codes traditionnels. Affiches colorées, slogans manuscrits et vidéos tournées dans les transports en commun : autant d’éléments que certains jugent aujourd’hui repris presque à l’identique.
La polémique enfle sur les réseaux sociaux
C’est principalement sur X que la controverse a pris de l’ampleur. Élus et militants de gauche dénoncent un manque flagrant d’originalité, estimant paradoxal que ces codes graphiques soient empruntés à un responsable politique défendant des positions idéologiques diamétralement opposées. Pour eux, cette similitude dépasse l’hommage ou l’inspiration et relève d’une récupération assumée.
Des accusations politiques sans détour

La députée européenne Rima Hassan a cristallisé les critiques en commentant une vidéo de campagne filmée dans les transports parisiens. Son message, volontairement provocateur, a marqué les esprits : « Les fachos n’aiment pas Mamdani mais ils adorent sa DA ». Une formule cinglante qui a été largement relayée, contribuant à installer durablement la polémique dans le débat public.
Un débat qui dépasse le simple graphisme
D’autres internautes ont durci le ton, parlant de « plagiat » et mettant en cause la cohérence éthique de la démarche. Certains soulignent que la stratégie des rencontres citoyennes, l’humour apparent et les codes couleurs auraient été intégralement repris. Une utilisatrice anglophone est même allée jusqu’à suggérer publiquement des poursuites judiciaires pour vol de design, estimant que l’identité visuelle new-yorkaise aurait été copiée sans scrupule.










