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27 juillet 2026

Sarah Knafo accuse Emmanuel Grégoire de vouloir faire de Paris un «centre de migrants à ciel ouvert»

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Le député socialiste et candidat à la mairie de Paris a contesté, chiffres à l’appui, l’idée d’une « submersion migratoire », tandis que la députée européenne Reconquête l’a accusé de vouloir transformer la capitale en “centre de migrants à ciel ouvert”.

Invité ce jeudi 30 octobre sur Beur FM, Emmanuel Grégoire a voulu rappeler que la situation migratoire à Paris restait loin du fantasme d’une invasion. « La submersion migratoire n’existe pas sur le plan des études scientifiques », a-t-il affirmé, en dénonçant la désinformation entretenue selon lui par certains partis d’extrême droite. Le député socialiste, déjà premier adjoint à la mairie de Paris, a défendu sa proposition de loi visant à mieux accompagner administrativement les demandeurs d’asile déboutés. Il a notamment évoqué « l’impensé du gouvernement » concernant les jeunes réfugiés, souvent livrés à eux-mêmes : « Ils ont fui la guerre ou la misère, et parce qu’on ne s’en occupe pas, ils dorment dans la rue ou sous les ponts. »

L’attaque virulente de Sarah Knafo

Les propos du socialiste n’ont pas tardé à faire réagir Sarah Knafo, députée européenne du parti Reconquête et proche d’Éric Zemmour. Sur X (ex-Twitter), elle a fustigé les déclarations d’Emmanuel Grégoire dans un message cinglant : « Monsieur Grégoire, si votre promesse est de faire de Paris un centre de migrants à ciel ouvert, dites-le clairement. C’est certainement la seule promesse que vous êtes capable de tenir. » Cette sortie a immédiatement suscité une riposte du député parisien, qui lui a reproché son « racisme décomplexé » et défendu la diversité comme une force : « Paris est libre et le restera, n’en déplaise à l’extrême droite la plus nauséabonde que vous représentez. »

Une polémique sémantique aux accents politiques

Ce nouvel affrontement illustre un débat sémantique profondément ancré dans le discours politique français. L’expression « submersion migratoire », popularisée par l’extrême droite, est rejetée par une partie de la classe politique, qui y voit une dérive xénophobe et alarmiste. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, nommé récemment, a lui-même mis en garde contre ce vocabulaire : « Attention aux mots qu’on utilise », a-t-il rappelé mi-octobre, tout en assurant que la lutte contre l’immigration irrégulière restait « une priorité ».

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