Mais elle ne peut pas observer directement un patient. Elle ne mesure ni la tension artérielle, ni la saturation en oxygène, ni la fréquence cardiaque. Elle ne voit pas non plus la couleur du visage, la transpiration ou la difficulté à respirer.
Les chercheurs ont également constaté que certains éléments secondaires peuvent influencer la réponse. Par exemple, si un proche dans le scénario minimise les symptômes, l’algorithme peut avoir tendance à réduire le niveau d’urgence.
Selon les données analysées sur PubMed, les erreurs suivent même une forme de courbe en « U inversé » : l’outil est moins fiable dans les situations les plus bénignes… mais aussi dans les plus graves.
L’examen médical reste indispensable
Les experts rappellent que les modèles d’intelligence artificielle sont avant tout des outils d’information, et non des dispositifs de diagnostic médical.
D’ailleurs, les concepteurs précisent que ces technologies ne sont pas destinées à diagnostiquer une maladie ni à décider d’un traitement.
En cas de symptômes pouvant évoquer une urgence – douleur thoracique, paralysie soudaine d’un membre, difficulté à respirer, perte de connaissance ou troubles de la parole – la conduite à tenir reste claire : contacter immédiatement les services d’urgence.
