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10 juillet 2026

Sandrine Rousseau « n’en a rien à péter » de la rentabilité des agriculteurs: « Elle est dans l’outrance »

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Ses mots crus sur la rentabilité des agriculteurs ravivent les tensions entre les défenseurs d’un modèle productiviste et ceux qui prônent un changement radical. Réactions indignées et soutiens nuancés se multiplient. Invitée par Le Média le 11 juillet, la députée écologiste Sandrine Rousseau a une nouvelle fois créé l’émoi avec une sortie pour le moins tranchée. Interrogée sur la loi Duplomb, relative à la réintroduction d’un pesticide controversé, elle a affirmé : « Je n’en ai rien à péter de leur rentabilité. » Une déclaration frontale, en réponse à l’argument souvent avancé selon lequel certains intrants chimiques seraient indispensables à la viabilité économique de certaines exploitations agricoles.

L’élue de Paris n’a pas tempéré ses propos : « La rentabilité de l’agriculture par des produits chimiques, au détriment des sols, de la biodiversité, de notre santé, ce n’est pas de la rentabilité, c’est de l’argent sale. » En posant ce jugement abrupt, elle entend dénoncer un modèle agricole jugé destructeur, quitte à heurter ceux qui y travaillent.

L’indignation du monde agricole

La réaction ne s’est pas fait attendre. Sur le plateau des Grandes Gueules, Didier Giraud, éleveur de bovins et intervenant régulier de l’émission, s’est dit profondément blessé. « Cette dame se permet de juger comment est fait mon revenu, moi qui me lève à 6 heures du matin 365 jours par an », a-t-il lancé avec émotion, dénonçant des propos déconnectés de la réalité du terrain.

Plus encore que l’insulte ressentie, c’est la mise en cause morale du travail des agriculteurs qui fait mal, selon lui. Entendre que le fruit de leur labeur serait « sale » revient, pour nombre d’agriculteurs, à une forme de mépris : « À force de traiter d’empoisonneurs les agriculteurs, il n’y en aura plus dans ce pays », a-t-il averti.

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