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26 septembre 2026

Saint-Etienne : Le projet d’attentat d’un masculiniste déjoué, l’homme de 18 ans écroué

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une information judiciaire et confirmé la mise en examen du suspect pour association de malfaiteurs en lien avec un projet d’atteinte aux personnes. À l’issue de sa présentation devant un juge, il a été placé en détention provisoire.

Un jeune homme influencé par une idéologie radicale

Âgé de 18 ans, le suspect, identifié sous le nom de Timothy G., s’inscrivait dans une mouvance appelée « incel », acronyme de « involuntary celibate », soit « célibataire involontaire ». Cette communauté, largement présente en ligne, regroupe des jeunes hommes frustrés par leur absence de relations amoureuses, qu’ils attribuent à un rejet systématique de la part des femmes. Certains de ses membres adoptent un discours particulièrement radical, voire hostile.

Selon des sources proches de l’enquête, Timothy G. aurait ciblé spécifiquement des femmes, influencé par des contenus vidéos trouvés sur les réseaux sociaux, notamment TikTok. Ces publications, empreintes de discours misogyne, renforcent des idées extrêmes qui séduisent une frange marginalisée de la jeunesse masculine.

Une personnalité fragile et des intentions encore floues

Lors de sa comparution, le jeune homme est apparu réservé, vêtu simplement d’un tee-shirt sombre, le visage juvénile et l’allure timide. Ses proches affirment qu’il souhaitait devenir ingénieur et qu’il ne présentait pas de signes évidents d’instabilité. Son avocate, Me Maria Snitsar, insiste sur la nécessité de ne pas tirer de conclusions hâtives : « J’ai rencontré un adolescent qui souffre et non un individu déterminé à passer à l’acte. »

Elle espère que l’enquête judiciaire permettra de nuancer les intentions prêtées à son client et de replacer les faits dans leur juste contexte. Né en novembre 2006, le jeune homme est issu d’une famille installée dans la région stéphanoise. Pour l’heure, ni sa famille ni ses proches n’ont fait de déclarations publiques.

Une mouvance inquiétante en pleine expansion

Le phénomène « incel » reste encore peu connu en France, mais il suscite une inquiétude croissante au sein des services de renseignement. Né en Amérique du Nord au début des années 2000, ce courant de pensée s’est radicalisé avec le temps. Certains de ses adeptes, à l’étranger, ont été impliqués dans des faits très graves, notamment des agressions contre des femmes.

Selon une source judiciaire, il s’agirait de la première affaire traitée par le PNAT en lien direct avec un individu revendiquant cette appartenance. Jusqu’ici, cette thématique n’était apparue que marginalement dans deux dossiers distincts. Les autorités y voient un nouveau défi à surveiller de près.

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