C’est là que le bât blesse. Pour remédier à cette vulnérabilité, le gouvernement a lancé en mars le dispositif de « solidarité à la source », un mécanisme de préremplissage automatique des données, grâce aux informations transmises par l’employeur, France Travail (ex-Pôle Emploi) ou l’Assurance maladie. L’objectif est de limiter les erreurs, intentionnelles ou non, en simplifiant la procédure.
D’autres branches également dans le viseur

La branche famille n’est pas la seule à être épinglée. La Cour des comptes a également relevé des erreurs dans les branches maladie, retraites, autonomie, et accidents du travail. Si elle certifie ces comptes « avec réserves », elle n’en reste pas moins préoccupée.
Pour la branche maladie, les erreurs de règlements de frais de santé ont atteint 3,3 milliards d’euros en 2024, un chiffre en hausse par rapport à 2023. Plus inquiétant encore : « une indemnité journalière sur 15 nouvellement attribuée est erronée », souligne la Cour.
Retraites : des progrès timides, mais des erreurs persistantes
La branche retraite affiche quelques améliorations, mais reste imparfaite. En 2024, une prestation sur 10 attribuée à d’anciens salariés comporte une erreur financière. C’est mieux qu’en 2023 (1 sur 8), mais le niveau reste préoccupant pour une population souvent vulnérable et dépendante de la précision de ces versements.
