Dimanche matin, la quiétude des rues de Vesoul a été rompue par une scène inhabituelle impliquant un élu national.

Antoine Villedieu, député de Haute-Saône, a été retrouvé blessé et désorienté à proximité de sa permanence. Un épisode trouble qui soulève de nombreuses interrogations, tant sur ses circonstances que sur son contexte personnel.
Dimanche en début de matinée, Antoine Villedieu, député du Rassemblement national élu en 2022 dans la première circonscription de Haute-Saône, a été découvert blessé à la tête dans une rue de Vesoul, à quelques mètres seulement de sa permanence parlementaire. Selon les premiers constats policiers, l’élu de 36 ans présentait une plaie ouverte et saignante au niveau du crâne, nécessitant une prise en charge médicale rapide.
Un état de grande agitation à l’arrivée des secours

À l’arrivée des forces de l’ordre et des secours, le comportement du député a suscité l’inquiétude. Décrit comme extrêmement agité et visiblement désorienté, il aurait tenu des propos incohérents et semblé victime d’hallucinations. Son état a contraint les policiers à le maîtriser physiquement avant de le sangler pour permettre son transfert à l’hôpital. Son pronostic vital n’était toutefois pas engagé, ont précisé les autorités.
Des circonstances encore floues
À ce stade de l’enquête, aucune certitude n’existe sur l’origine exacte de la blessure. Les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse, qu’il s’agisse d’une chute accidentelle ou de violences subies. L’exploitation des images de vidéoprotection de la zone devrait permettre d’éclairer la chronologie des faits. Ancien policier en Seine-Saint-Denis, Antoine Villedieu a également occupé des fonctions de porte-parole au sein d’un syndicat policier indépendant réputé proche des milieux d’extrême droite, un parcours qui alimente l’attention portée à cette affaire.
Une possible consommation excessive de médicaments

Selon les premiers éléments recueillis, le député traverserait une période de fragilité personnelle marquée, susceptible d’expliquer une consommation importante de médicaments ces derniers jours. Après avoir retrouvé un état plus stable au cours de la journée de dimanche, l’élu aurait lui-même évoqué cette piste devant les enquêteurs, sans que l’on sache précisément la nature ou les dosages des traitements concernés.
Des tensions conjugales évoquées
L’enquête a également conduit les autorités à entendre plusieurs proches du député, dont son épouse. Celle-ci a relaté une altercation survenue dans la semaine précédente, au cours de laquelle elle aurait été légèrement blessée aux avant-bras. Elle n’a, pour l’heure, pas souhaité déposer plainte. Ces déclarations ajoutent une dimension familiale sensible à un dossier déjà complexe.










