Le comité de suivi des retraites recommande de sous-indexer les pensions pendant plusieurs années, une mesure qui ne réduirait pas directement leur montant mais limiterait leur revalorisation face à l’inflation.
Selon une étude de l’Ifop publiée en avril, 52 % des retraités se déclareraient prêts à accepter une diminution de leur pension afin de contribuer à la réduction de la dette publique. Cette proportion atteindrait 53 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans.
Cette disposition à participer à l’effort budgétaire intervient alors que le financement du système de retraite reste au cœur des débats. Les solutions envisagées peuvent concerner aussi bien l’âge de départ que le niveau des pensions, deux sujets particulièrement sensibles en France.
Une sous-indexation des pensions proposée jusqu’en 2030
Le jeudi 9 juillet, le comité de suivi des retraites a renouvelé une recommandation déjà formulée en 2025 : limiter la revalorisation des pensions afin de contribuer au retour à l’équilibre du système.
Actuellement, les retraites sont en principe revalorisées en fonction de l’évolution des prix. Une inflation de 3 % peut ainsi conduire à une hausse comparable des pensions. Avec une sous-indexation de deux points, une inflation de 3 % n’entraînerait plus qu’une augmentation de 1 % des retraites.
Selon les explications rapportées par TF1 Info, une telle politique pourrait, dans les faits, conduire à une très faible revalorisation, voire à un gel selon le niveau de l’inflation, pendant plusieurs années. Cette trajectoire pourrait se prolonger jusqu’en 2030 et permettre plusieurs milliards d’euros d’économies.
