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15 septembre 2026

Retraite Agirc-Arrco : voici le montant de l’augmentation prévue pour votre pension en novembre 2026

Le conseil d’administration dispose néanmoins d’une marge d’ajustement de 0,4 point à la hausse comme à la baisse. Le taux pourrait ainsi descendre jusqu’à 1,2 % ou, à l’inverse, atteindre 2 %, selon l’issue des discussions entre syndicats et organisations patronales.

Ce que la hausse pourrait représenter sur les pensions

Pour les bénéficiaires, l’écart entre les différents scénarios peut représenter plusieurs dizaines ou centaines d’euros supplémentaires sur une année. Avec une hausse de 1,2 %, une pension complémentaire mensuelle de 500 euros augmenterait par exemple de 6 euros, pour atteindre 506 euros.

Avec une revalorisation intermédiaire de 1,6 %, cette même pension gagnerait 8 euros par mois et passerait à 508 euros. Dans l’hypothèse haute d’une augmentation de 2 %, elle atteindrait 510 euros, soit 10 euros supplémentaires chaque mois.

Pour une retraite complémentaire de 1 000 euros, l’écart serait naturellement plus important. Une revalorisation de 1,2 % représenterait 12 euros supplémentaires par mois, contre 16 euros avec une hausse de 1,6 % et 20 euros si le conseil d’administration retenait le maximum de 2 %.

Le taux définitif revêt une importance particulière cette année en raison de l’absence d’augmentation précédente. Plusieurs organisations syndicales souhaitent que les négociations de 2026 tiennent compte de cette année sans revalorisation, au-delà de la seule évolution actuelle des prix.

Les syndicats réclament un rattrapage après 2025

Les négociations doivent se dérouler durant le mois de septembre, avant une décision attendue au début du mois d’octobre. Comme l’année précédente, les positions respectives des syndicats et du patronat devraient être déterminantes pour fixer le niveau définitif de la hausse.

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a déjà défendu l’idée d’une augmentation tenant compte de la situation de 2025. Elle souhaite notamment qu’une « forme de rattrapage » soit intégrée aux discussions, compte tenu de l’absence de revalorisation l’année dernière.

Cette demande est également portée par d’autres représentants syndicaux. Pour justifier cette position, la dirigeante de la CFDT met notamment en avant les quelque 90 milliards d’euros de réserves financières dont disposerait l’Agirc-Arrco, estimant que le régime possède les moyens nécessaires pour financer une hausse.

Il reste cependant à obtenir un accord avec les représentants des employeurs, qui disposent de la moitié des sièges au conseil d’administration. Le taux de 1,2 % à 2 % constitue donc pour l’instant une fourchette et non une augmentation définitivement acquise.

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