Or, une partie importante des recettes publiques provient actuellement des taxes prélevées sur l’essence et le gazole, notamment la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, appelée TICPE.
Selon les estimations présentées dans le rapport, cette évolution pourrait représenter un manque à gagner de 22 milliards d’euros à l’horizon 2035.
Les auteurs soulignent que la fiscalité routière ne sert pas uniquement à financer les infrastructures de transport. Elle contribue également aux recettes générales de l’État, qui participent au financement de différents services publics.
En 2025, les prélèvements liés à la route auraient représenté environ 67,5 milliards d’euros, d’après les chiffres avancés dans l’étude.
Les experts évoquent également les besoins croissants d’entretien du réseau routier et les investissements nécessaires pour adapter les infrastructures aux évolutions climatiques.
L’objectif serait donc de trouver de nouvelles ressources financières, tout en répartissant différemment l’effort demandé aux automobilistes.
Une taxe calculée selon les revenus et le type de véhicule

La principale particularité de cette proposition réside dans son mode de calcul. Contrairement à une contribution uniforme, la nouvelle redevance tiendrait compte de la situation personnelle et des caractéristiques du véhicule.
Parmi les critères envisagés figurent les revenus du foyer, le lieu de résidence, le poids de la voiture et son type de motorisation.
Les auteurs souhaitent notamment distinguer les conducteurs qui disposent de nombreuses solutions de transport de ceux qui dépendent quotidiennement de leur automobile.
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