Une offensive politique contre le liquide
Sur un autre plan, Gérald Darmanin a récemment plaidé pour la fin progressive du cash, évoquant son rôle dans la délinquance financière et le trafic de drogue. « Une mesure simple pour faire disparaître les points de deal ? Supprimer l’argent liquide », déclarait-il devant la commission d’enquête du Sénat.
Le ministre s’appuie sur des études montrant que l’usage du cash devient marginal dans plusieurs pays européens. Pourtant, cette orientation soulève de vives critiques : qu’adviendrait-il en cas de panne réseau ou pour les publics éloignés du numérique ?
Entre modernisation et prudence
L’exemple nordique montre que même les sociétés les plus digitalisées ne peuvent se passer totalement du liquide. En Norvège ou au Danemark, les gouvernements incitent à son abandon, mais maintiennent son accès pour des raisons de sécurité et d’inclusion.
En France, la tendance est claire : le cash recule, mais les autorités prennent soin de garantir une alternative sécurisée, souple, et accessible à tous. Car si la modernisation est une évidence, l’extinction totale du billet, elle, demeure encore hors de portée.

