
Si René Angélil, figure mythique de l’industrie musicale et passionné notoire de poker, voyait dans ce jeu une échappatoire mais aussi une source de dettes, son fils René-Charles a appris à l’aborder avec un esprit stratégique. Très tôt initié aux subtilités du bluff et des mises par son père, le jeune homme s’en est emparé avec discipline, comme il l’a confié lui-même : « Je joue depuis que j’ai probablement 5 ans. Mon père m’a tout appris. »
Mais loin de l’excès, René-Charles cultive la prudence et la maîtrise, préférant la progression technique à la flamboyance. Un héritage qu’il réinterprète avec maturité, dans un univers où l’intelligence tactique est aussi importante que la chance.
Une performance remarquée à l’échelle mondiale
Le 10 juillet dernier, le nom de René-Charles Angélil a résonné dans l’enceinte du prestigieux « Main Event » des World Series of Poker, à Los Angeles. Face à un champ de plus de 9 000 participants venus du monde entier, il s’est hissé jusqu’à la 123ᵉ place, raflant au passage 70 000 dollars, soit environ 60 000 euros. Un exploit salué par les organisateurs et les passionnés du circuit.

Interrogé par la World Series of Poker, il confie avec humilité : « Vous ne pouvez pas simplement venir ici et espérer gagner. Étudier le jeu et progresser, c’est ce que j’aime le plus. » Une déclaration qui témoigne à la fois de son goût pour le travail, mais aussi d’un respect profond pour la complexité du poker, loin des clichés de jeu de hasard.
