Malgré le succès retrouvé, Michel Fugain reste confronté au mépris de certains de ses pairs. Il évoque sans détour les critiques venant de chanteurs plus “installés” qui dénigraient ses prestations : « Ils disaient : ‘Il a fait ça ? C’est pas prestigieux' ». Mais l’artiste s’en amuse et revendique haut et fort son statut de saltimbanque. « J’ai jamais été aussi riche de ma vie », affirme-t-il, prouvant que la passion peut mener plus loin que la prétention.
La pique de Johnny et la blessure d’ego

Loin des projecteurs, Fugain a aussi connu le silence médiatique. Une période qu’un certain Johnny Hallyday va brutalement résumer d’une phrase : « Fugain, il est mort ». Une déclaration qui pique. Fugain réplique avec panache : « Je serai mort quand j’aurai plus d’oreilles ni de mains ». Une réplique qui sonne comme un credo pour ce battant, déterminé à ne jamais se laisser enterrer vivant par la critique.
Une douleur intime qui ne s’efface pas
Mais le plus grand coup porté à sa vie ne viendra pas des studios ou des critiques. C’est dans l’intimité que Michel Fugain va affronter l’épreuve la plus cruelle : la mort de sa fille Laurette, emportée par une leucémie à l’âge de 22 ans. Un drame insurmontable pour n’importe quel parent. Pourtant, il s’accroche à la scène comme à une bouée : « Ce métier m’a sauvé la vie », confie-t-il. Le célèbre adage « The show must go on » résonne désormais en lui comme une philosophie de survie.
