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13 septembre 2026

Régularisation d’étrangers souffrant de troubles psychiatriques : « La France est devenue un asile à ciel ouvert »

Immigration, silence politique face aux crimes internationaux, aveuglements idéologiques et dérives du pouvoir : l’avocat et essayiste dresse le portrait d’un pays qu’il juge déboussolé, miné par une forme de masochisme intellectuel devenu structurel.

Gilles-William Goldnadel, avocat et président d’Avocats sans frontières, revendique une approche sans détour. Dans sa réflexion, il rappelle d’emblée que l’homme n’est pas gouverné uniquement par la raison, mais aussi par des pulsions profondes : peur, jalousie, désir, instinct de survie. C’est précisément ce déséquilibre entre raison et affects qui, selon lui, aurait fait basculer la France contemporaine dans une forme d’irrationalité collective, au point de ressembler à un « asile » au sens presque clinique du terme.

L’essayiste s’appuie sur une enquête récente de Marianne évoquant la régularisation d’étrangers atteints de troubles psychiatriques via le titre de séjour « étranger malade ». La France serait, selon cette analyse, l’un des rares pays à offrir une prise en charge aussi étendue à des personnes souffrant de pathologies mentales graves, devenant ainsi une véritable « terre d’asile psychiatrique ». Pour Goldnadel, cette politique poserait un problème de sécurité autant que de cohérence.

Immigration clandestine et violences : un lien jugé tabou

Dans le prolongement, l’auteur souligne qu’un second article établit un lien entre immigration irrégulière et faits de violence commis par des individus atteints de troubles mentaux. Il dénonce un silence médiatique et judiciaire autour de ces affaires qu’il qualifie de récurrentes, estimant que le refus de nommer cette réalité relèverait d’un déni collectif, nourri par une idéologie compassionnelle aveugle.

Goldnadel convoque un souvenir personnel marquant : l’affaire Sarah Halimi. Il évoque une justice qu’il juge excessivement clémente, rappelant que l’auteur du meurtre antisémite avait été déclaré pénalement irresponsable en raison de sa consommation de cannabis. À ses yeux, cette décision symbolise une dérive grave : celle d’un système judiciaire qui neutraliserait la notion de responsabilité au nom d’une lecture trop extensive de la folie.

Le risque de la fraude et de l’instrumentalisation

Deuxième dérive pointée : la facilité avec laquelle, selon lui, la folie pourrait être simulée. Il évoque la possibilité pour certains migrants ou leurs familles d’invoquer abusivement des troubles psychiatriques, avec l’appui d’associations militantes et de fonctionnaires animés par de bonnes intentions mais manquant de discernement. Pour l’essayiste, cette naïveté administrative participe à l’emballement du système.

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