Troisième argument : l’incohérence sanitaire. Même dans l’hypothèse où les pathologies seraient avérées, Goldnadel s’interroge sur la logique consistant à accueillir prioritairement des malades mentaux dans un pays où la psychiatrie est déjà en crise. Il pointe un secteur hospitalier saturé, sous-doté et incapable de répondre correctement aux besoins existants de la population nationale.
Le « masochisme occidental » comme clé de lecture idéologique
Pour expliquer cette accumulation de choix qu’il juge irrationnels, Goldnadel invoque une cause profonde : une décérébration morale et intellectuelle à l’œuvre depuis plusieurs décennies. Il parle d’un « masochisme occidental », nourri par une culpabilité post-coloniale, qui aurait engendré une forme de xénophilie excessive, aussi nocive à ses yeux que la xénophobie.

Dans un second temps, l’auteur élargit son propos à l’actualité internationale. Il s’indigne du mutisme du monde politique, intellectuel et artistique français face aux massacres commis par la République islamique d’Iran. À l’inverse de la virulence affichée contre d’autres régimes, il dénonce une indignation à géométrie variable, qu’il juge moralement insoutenable.
Diplomatie sélective et indignation hiérarchisée
Goldnadel cite l’initiative numérique du Quai d’Orsay, « French Response », très active pour critiquer certaines puissances étrangères. Il souligne l’absence totale de condamnation claire des ayatollahs iraniens, y voyant une contradiction flagrante dans la posture morale de la diplomatie française et du chef de l’État, pourtant souvent prompt à l’emphase émotionnelle.
L’essayiste fustige également le silence du monde culturel et universitaire, habituellement très engagé. Il ironise sur l’absence de mobilisation des étudiants militants, prompts à brandir certaines causes mais étrangement absents lorsqu’il s’agit de dénoncer les crimes du régime iranien. Pour lui, ce silence n’est ni neutre ni innocent.
