À l’approche des municipales de 2026 à Paris, Rachida Dati s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de la campagne.

Connue pour son tempérament direct et combatif, la ministre de la Culture démissionnaire cultive depuis longtemps une réputation de personnalité politique au caractère bien trempé.
Avant même d’accéder aux plus hautes fonctions politiques, Rachida Dati s’était déjà distinguée par son tempérament affirmé. Au début des années 2000, elle exerce alors comme substitut du procureur à Évry.
À cette période, elle multiplie les lettres adressées à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, pour prendre sa défense face à certaines accusations de racisme. Intrigué par cette démarche, Nicolas Sarkozy finit par la recevoir dans son bureau.
Selon plusieurs récits rapportés dans la presse, il aurait d’abord découvert une jeune magistrate discrète et réservée, lui répétant son admiration. Une première impression qui allait rapidement évoluer.
L’épisode de la gifle raconté par Nicolas Sarkozy

Une anecdote souvent citée dans les portraits consacrés à Rachida Dati illustre ce tempérament. Dans l’ouvrage Bande à part de Guillaume Durand, Nicolas Sarkozy raconte un épisode survenu lors d’un déplacement dans un quartier sensible.
Selon son récit, un jeune homme s’approche du groupe alors que la situation est déjà tendue. Avant même que le ministre n’ait le temps de réagir, Rachida Dati aurait donné une gifle au jeune homme, lui demandant ensuite d’enlever sa casquette lorsqu’il s’adresse à un ministre.
D’autres témoignages évoquent une scène similaire située dans les banlieues lyonnaises. La journaliste Élisabeth Chavelet décrit une intervention directe de Rachida Dati face à un jeune homme, accompagnée d’une injonction de retirer sa casquette par respect pour le représentant de l’État.
Selon certains récits, cet épisode aurait fortement marqué Nicolas Sarkozy, qui serait resté surpris par la réaction de la future ministre.
Un caractère forgé dans un parcours personnel exigeant
Rachida Dati évoque régulièrement l’influence de son parcours personnel sur sa personnalité. Née d’un père ouvrier marocain et d’une mère algérienne, elle a grandi dans une famille nombreuse de onze enfants à Chalon-sur-Saône.
Elle raconte avoir été confrontée très tôt à un environnement difficile, expliquant que certains jeunes de son quartier ont connu la prison ou la toxicomanie.
Dans plusieurs interviews, elle affirme que cette enfance l’a poussée à développer un tempérament combatif. La boxe, qu’elle pratique, devient même l’un de ses sports favoris, symbole selon elle de la nécessité de se battre pour s’imposer.
Un style politique marqué par le rapport de force

Le style de Rachida Dati est souvent décrit comme direct et offensif. Dans un entretien accordé en 2017, elle évoque par exemple un échange particulièrement tendu avec Brice Hortefeux, qui aurait dégénéré en confrontation physique dans un ascenseur.
Pour certains observateurs, cette attitude traduit une personnalité politique peu impressionnée par les rapports de force. La journaliste Élisabeth Chavelet estime ainsi que Rachida Dati n’hésite pas à adopter un ton dur, que ce soit dans ses paroles ou dans ses actions.
Une proximité politique avec Nicolas Sarkozy
Depuis le début des années 2000, Rachida Dati et Nicolas Sarkozy entretiennent une relation politique étroite. Plusieurs observateurs considèrent l’ancien président comme l’un de ses mentors.
Selon certains portraits, les deux responsables politiques partageraient un goût prononcé pour l’affrontement politique et une parole très directe, caractéristiques qui auraient contribué à leur rapprochement.
Dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, où elle est élue, Rachida Dati reste une personnalité qui divise autant qu’elle intrigue. Certains de ses interlocuteurs soulignent son franc-parler et son sens de la formule, décrivant une élue capable d’alterner rudesse et humour.










