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26 août 2026

Quelle retraite pour un français travaillant en Suisse ?

En matière de couverture santé, les retraités percevant également une pension française restent affiliés à la Sécurité sociale. En revanche, ceux ne touchant qu’une retraite suisse doivent choisir, dans les trois mois suivant leur départ, entre la CMU française et l’assurance maladie suisse (LAMal).

Des montants qui varient selon la carrière

La retraite suisse est souvent plus généreuse qu’en France, mais elle dépend de nombreux critères : durée de cotisation, niveau de salaire et rendement du 2ᵉ pilier.

En 2025, la rente AVS atteint un maximum de 2 520 CHF mensuels. À cela peut s’ajouter une retraite LPP estimée entre 1 500 et 2 000 CHF, voire plus selon les parcours. Ainsi, une pension totale entre 3 000 et 4 500 CHF est envisageable, soit entre 3 100 et 4 600 euros par mois, selon le taux de change.

Jean-Marc, 68 ans, résidant à Annecy, illustre ce cas : après 35 ans de carrière dans le canton de Vaud, il perçoit 3 300 CHF mensuels. « C’est plus qu’une carrière complète en France », confie-t-il, mais les impôts français grèvent une partie de cette somme.

Comment percevoir sa pension depuis la France ?

La procédure est encadrée et relativement fluide. Pour la retraite AVS, la demande s’effectue via la CARSAT, qui transmet à la caisse suisse. Le paiement se fait ensuite sur un compte français, mensuellement.

Concernant la retraite du 2ᵉ pilier, il faut contacter directement la caisse de pension suisse. Deux options s’offrent au retraité : percevoir une rente mensuelle ou demander le capital en une fois, selon les règles du fonds concerné.

Attention : les pensions suisses sont imposables en France et doivent figurer dans la déclaration annuelle de revenus. Côté santé, le droit d’option entre CMU et LAMal doit être exercé dans un délai précis après le départ en retraite.

Les erreurs à éviter pour une retraite sereine

Le principal écueil est de croire que tout se fait automatiquement. Il est impératif de déposer sa demande de retraite au moins six mois avant la date prévue, auprès de la CARSAT. Sans cette démarche, les paiements peuvent être retardés.

Autre point crucial : ne pas oublier de réclamer ses avoirs du 2ᵉ pilier. Plusieurs retraités négligent de contacter leurs anciennes caisses de pension, laissant des fonds inutilisés.

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