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6 juillet 2026

Quand ça ne veut pas ! Juliette Binoche, présidente du Festival de Cannes, n’arrive pas à prononcer un mot en pleine cérémonie d’ouverture

Derrière cette annonce, l’actrice dénonce les ravages de l’errance médicale, responsable selon elle du diagnostic trop tardif qui scelle aujourd’hui son destin. Pendant plus de quatre années, Olivia Williams a erré de consultation en consultation sans que les médecins ne parviennent à identifier l’origine de ses symptômes : douleurs musculaires, fatigue chronique, troubles digestifs. Ce n’est qu’en 2018 qu’un diagnostic est enfin posé : un VIPome, une forme rare de tumeur neuroendocrine localisée dans le pancréas, déjà métastasée au moment de sa découverte. Trop tard pour espérer une guérison complète.

Un cri de colère contre les retards médicaux

Dans son entretien, l’actrice de The Crown ne cache pas son amertume : « Si quelqu’un m’avait bien diagnostiquée quand j’étais encore traitable, une seule opération aurait pu suffire », confie-t-elle. Elle dénonce le fléau de l’errance médicale, qui touche de nombreux malades atteints de cancers rares ou atypiques. Son propre parcours aura nécessité pas moins de 21 rendez-vous médicaux avant que le diagnostic ne soit posé, alors que la moyenne est déjà de 11 pour cette pathologie.

Une lente progression vers l’irréversible

Après la découverte de la tumeur, l’évolution de la maladie ne s’est pas arrêtée. Pendant trois années, les métastases ont continué de se développer, s’approchant dangereusement de gros vaisseaux sanguins, ce qui rendait toute intervention chirurgicale impossible. « Il y a eu une période où on les regardait grandir », confie-t-elle avec gravité, évoquant un sentiment d’impuissance glaçant.

Une parole sincère, loin de toute victimisation

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