Elle va même plus loin, livrant un détail macabre :
« Il m’a dit s’être débarrassé de la doudoune blanche de Delphine en la brûlant […] Il ne restait que les os. »
Des confidences sinistres et cohérentes
Justine décrit un mobile lié à la rupture, aux tensions sur la garde des enfants et à l’adultère présumé de Delphine. Elle évoque également une couette retrouvée humide dans le sèche-linge — un élément troublant repéré dès les premières heures de l’enquête.
Selon elle, Cédric aurait expliqué que Delphine s’était uriné dessus pendant l’étranglement, ce qui l’aurait poussé à laver le linge en pleine nuit, renforçant les soupçons sur une mise en scène post-crime.
Autre élément troublant : il se serait blessé à l’avant-bras pendant les faits, une blessure qu’il avait expliquée à l’époque par des travaux de bricolage. Ce type de détail, appuyé par une observation déjà relevée par les enquêteurs, donne du crédit au témoignage de Justine, déjà interrogée par le passé.
La défense riposte, mais vacille

Face à ces révélations, la défense de Cédric Jubillar monte immédiatement au créneau. Me Alexandre Martin affirme que son client « n’a jamais dit ça » et accuse Justine de vouloir « attirer l’attention dans une affaire médiatique. » Un discours rodé, mais fragilisé par l’accumulation des accusations indirectes, et surtout par le retrait soudain de Me Jean-Baptiste Alary, l’un des piliers de la défense.
