Selon les données du CGLPL citées à l’audience, 639 personnes seraient hébergées à trois dans une même cellule. Par ailleurs, plus de 200 détenus auraient été contraints de dormir sur des matelas posés directement au sol dans des espaces d’environ neuf mètres carrés.
Cafards, douches sans portes et violences dénoncés
Au-delà de la surpopulation, les avocats ont décrit des conditions sanitaires particulièrement préoccupantes. La présence généralisée de cafards dans certaines parties de l’établissement figure parmi les problèmes les plus alarmants rapportés devant le juge.
Un avocat a notamment affirmé que certains détenus en viendraient à dormir avec du papier dans la bouche par crainte d’avaler des insectes pendant leur sommeil. Des douches collectives dépourvues de portes ont également été signalées, soulevant des questions concernant l’intimité et la dignité des personnes détenues.
Le climat au sein de l’établissement serait lui aussi fortement dégradé. Le CGLPL aurait constaté une augmentation de 96 % des violences entre détenus entre 2023 et 2025, une évolution mise en avant par les requérants pour démontrer l’urgence de la situation.
Le directeur reconnaît une situation particulièrement difficile
Présent à l’audience, le directeur du centre pénitentiaire n’a pas contesté l’ampleur des difficultés. Il a reconnu une situation « compliquée » liée notamment à une surpopulation carcérale croissante, partageant en partie le constat particulièrement sévère dressé sur son établissement.
Il a toutefois souligné plusieurs mesures déjà engagées. La fermeture du bâtiment A, régulièrement critiqué en raison de sa vétusté, serait notamment programmée. Environ 150 000 euros auraient également été investis dans des travaux destinés à améliorer les conditions matérielles.
Selon le directeur, des progrès auraient par ailleurs été réalisés concernant les couchages au sol. Leur nombre serait passé de 216 le 29 juin à 168 au moment de l’audience. Il a assuré ne pas nier la réalité des difficultés, tout en affirmant que l’administration cherchait à les combattre.
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