C’est là qu’Édith Piaf imagina retenir Marcel Cerdan près d’elle, qu’elle écrivit l’une de ses chansons les plus célèbres, et que le souvenir d’un amour brisé imprégna durablement les lieux.
En 1946, Édith Piaf croise la route du boxeur Marcel Cerdan. Leur liaison, aussi intense que clandestine, devient l’un des récits amoureux les plus marquants du XXᵉ siècle. Malgré les contraintes, ils vivent une passion dévorante, rythmée par les tournées, les combats et les retrouvailles à Paris.
Un hôtel particulier choisi comme refuge
Séduite par une demeure néoclassique, Piaf acquiert un hôtel particulier construit entre 1928 et 1931 par l’architecte Emilio Terry. Avec ses 336 m² et ses plafonds vertigineux, la maison lui semble idéale pour créer un cocon intime. Elle y fait même installer un ring dans le salon, espérant ainsi garder Marcel Cerdan près d’elle malgré leurs emplois du temps incompatibles.
Une adresse au cœur du 16ᵉ arrondissement

La propriété se situe au 7, rue Leconte-de-Lisle, à deux pas du Bois de Boulogne et de Roland-Garros. Commandée à l’origine par le mondain Gilbert Des Crances pour y organiser des réceptions, la bâtisse devient, en 1949, le « nid d’amour » du couple. C’est entre ces murs qu’Édith Piaf écrit L’Hymne à l’amour, devenu l’emblème musical de leur histoire.
Le drame qui transforme la maison en sanctuaire
La mort de Marcel Cerdan, dans un crash aérien au-dessus des Açores en octobre 1949, plonge la chanteuse dans un deuil profond. L’hôtel particulier devient alors un lieu chargé de souvenirs, où, selon certains récits, Piaf aurait tenté d’entrer en contact avec son amour disparu lors de séances de spiritisme.
Une maison ouverte aux proches
Après la tragédie, Édith Piaf accueille les enfants de Marcel Cerdan ainsi que son épouse dans cette demeure. Le jeune Charles Aznavour y séjourne également, encore inconnu du grand public, nouant avec la chanteuse une relation artistique et personnelle déterminante pour la suite de sa carrière.
