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25 août 2026

Présidentielle : Jadot appelle Tondelier à ne pas entretenir « l’ambiguïté d’une candidature unique de la gauche » avec Mélenchon

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Dans le viseur de l’ancien eurodéputé : Marine Tondelier, actuelle secrétaire nationale d’EELV, à qui il reproche de maintenir volontairement une ambiguïté nuisible. Il lui demande de dire les choses « franchement », au risque sinon de « baratiner » les électeurs et de nourrir une dynamique qu’il juge « déceptive et démobilisatrice ». Pour Jadot, l’heure n’est plus aux tactiques électoralistes, mais à la clarté politique.

L’antifascisme ne suffit pas à faire un projet

S’il reconnaît l’importance du combat antifasciste dans le contexte actuel, Yannick Jadot prévient : cela ne constitue pas un projet politique en soi. « Ce n’est pas un projet de reconquête des classes populaires et moyennes », affirme-t-il, en appelant à bâtir une alternative sérieuse, autonome et crédible, capable de parler à tous les électeurs de gauche sans passer par l’entonnoir mélenchoniste.

Dans cette optique, l’idée d’une primaire reste acceptable pour lui, à condition qu’elle exclue Mélenchon et les siens. Faire croire qu’un grand rassemblement allant du NPA à François Hollande, en passant par LFI, serait possible, relèverait selon lui du fantasme pur. « Ce n’est pas sérieux », tranche-t-il. L’enjeu, martèle-t-il, est de construire une gauche non-mélenchoniste, claire dans ses valeurs et dans ses alliances.

Municipales : Jadot prêt à combattre ses propres alliés

Le discours de Yannick Jadot ne se limite pas à l’horizon présidentiel. Il s’en prend également aux alliances locales envisagées par les écologistes avec les Insoumis, notamment en vue des prochaines municipales. À Paris, il dénonce déjà toute proximité avec Sophia Chikirou, députée LFI controversée. Si un accord devait se concrétiser avec elle, il promet de s’y opposer ouvertement : « ils ne feront pas simplement campagne sans moi mais contre moi », prévient-il avec fermeté.

Et il va plus loin : s’il le faut, il soutiendra les maires socialistes sortants contre des candidats écolos alliés à LFI. Il cite explicitement Johanna Rolland à Nantes et Michaël Delafosse à Montpellier, qu’il serait prêt à défendre au nom d’une cohérence politique indispensable. Pour lui, s’allier avec l’opposition quand on a bien travaillé dans une majorité municipale est non seulement absurde, mais irresponsable.

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