Parmi les pistes évoquées : un parachutage à Hénin-Beaumont, le fief historique de Marine Le Pen. Une manière de symboliser la continuité tout en marquant un ancrage territorial fort. Pour Sébastien Chenu, porte-parole du parti, « tout est possible » et Jordan Bardella « aurait à cœur de mener la bataille législative si une dissolution survenait. » Des propos prudents, mais qui laissent entrevoir un plan de montée en puissance.
Un positionnement encore flou sur plusieurs dossiers

Jordan Bardella tente de se poser en homme d’État, évoquant une posture présidentielle au micro du Parisien. « Les qualités qu’on attend d’un Premier ministre ou d’un président sont similaires », explique-t-il. Compréhension des Français, capacité à rassembler, écoute : il se positionne comme une alternative sérieuse, préparée et volontaire.
Mais certains observateurs pointent encore des zones d’ombre dans son positionnement politique. Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite, note auprès de France 24 qu’il reste vulnérable sur certains sujets sensibles, comme les retraites ou la Russie. Des lignes idéologiques encore mouvantes, qui pourraient le fragiliser dans un débat présidentiel de haute intensité.
Marine Le Pen entre défiance judiciaire et calcul politique

Condamnée en première instance, Marine Le Pen refuse toutefois de se retirer de la course. Sur TF1, elle tempérait : « J’espère que nous n’aurons pas à user de l’atout Bardella plus tôt qu’il n’est nécessaire. » Et elle rappelait que la présidentielle est une élection « intuitu personae », qui dépasse les logiques partisanes. Pour l’instant, le plan A reste officiellement en vigueur.
