Dans son témoignage, le chanteur raconte avoir fui pour se mettre à l’abri. « Je me suis mis à courir comme jamais pour rentrer chez moi », confie-t-il, soulignant que tout s’est joué à quelques minutes près. S’il ne connaissait aucune des victimes, la proximité temporelle et géographique avec le drame l’a profondément ébranlé. « Cela aurait pu être moi », répète-t-il avec gravité.
Une ville sous le choc

Retranché chez lui, Stanislas est resté confiné pendant plusieurs heures, conformément aux consignes des autorités. Sirènes, hélicoptères et silence pesant ont rythmé la soirée d’une ville sidérée. Le lendemain, il s’est rendu sur les lieux pour déposer une bougie, comme de nombreux habitants venus se recueillir. L’atmosphère, décrit-il, est « glaciale » et chargée de tristesse.
À Sydney, le choc laisse place à une forme d’incrédulité collective. Les habitants peinent à comprendre comment une telle atrocité a pu se produire, dans un pays qui se veut ouvert, respectueux et attaché au vivre-ensemble. Une colère sourde se mêle à la douleur, sans jamais éclipser le recueillement.
Installé en Australie depuis deux ans, Stanislas tente désormais de transformer l’épreuve en création. Il travaille sur l’écriture d’une chanson inspirée de ce qu’il a vécu, qu’il conçoit comme un hommage aux victimes et un moyen d’extérioriser le choc. « Après ce que j’ai vu et ressenti, j’en ai besoin », confie-t-il.
