Une candidature sous haute tension

Pour la deuxième année consécutive, la présence d’Israël à l’Eurovision alimente les débats, en raison du conflit israélo-palestinien qui s’est intensifié depuis les attaques du 7 octobre 2023. L’an dernier déjà, Eden Golan avait suscité la polémique avec une chanson jugée trop politique. Cette année, c’est Yuval Raphael, 24 ans, rescapée du massacre du festival Nova, qui porte les couleurs de son pays.
Blessée lors de l’attaque ayant coûté la vie à 370 personnes, la jeune chanteuse a décidé de transformer cette tragédie en message de paix. Avec New Day Will Rise, elle défend un morceau profondément personnel, qui évoque la douleur, mais surtout la résilience et la lumière au bout du tunnel.
“New Day Will Rise” : une chanson comme un manifeste

Dans ce titre poignant, Yuval Raphael chante en anglais, en hébreu, mais aussi… en français. Ce choix n’est pas anodin. Dans une interview au Times of Israel, l’artiste explique avoir vécu à Genève pendant ses études, où elle a appris la langue de Molière. Le concours se déroulant cette année à Bâle, dans la partie francophone de la Suisse, elle a voulu rendre hommage à cette région et à cette langue qui lui est chère.
Les paroles françaises, d’une douceur poétique, traduisent un espoir universel :
“Et même si tu dis adieu / Tu ne partiras jamais / Tu es l’arc-en-ciel de mon ciel bleu / Mes couleurs dans le gris…”.
Une touche intime et touchante, qui résonne comme une lettre ouverte à ceux qu’elle a perdus, mais aussi à ceux qui l’écoutent.
