
Entre démarche scientifique et pédagogie accessible, des jardiniers observent un phénomène naturel essentiel à la biodiversité. Au parc de la Crapaudine, les jardiniers ne se contentent pas de cultiver fruits et légumes : ils participent aussi à une expérimentation scientifique singulière. Ce 22 avril, plusieurs d’entre eux ont enterré des morceaux de coton, sous la forme inattendue de sous-vêtements, afin d’observer leur décomposition dans le sol.
Cécile, l’une des participantes, creuse la terre avec méthode avant d’y déposer un slip blanc à une quinzaine de centimètres de profondeur. Ce geste, en apparence anodin, s’inscrit dans une démarche rigoureuse visant à évaluer l’activité biologique du sol. L’objet est placé à plat, devenant ainsi un indicateur discret de la vie souterraine.
Mesurer la vitalité d’un sol

L’objectif de cette expérience repose sur un principe simple : observer la vitesse de dégradation du coton. Plus le tissu se décompose rapidement, plus cela révèle la présence active de micro-organismes et de petites espèces vivantes dans la terre. À l’inverse, une faible dégradation traduit un sol appauvri.
Selon Cécile, cette observation permet d’identifier la richesse biologique d’un terrain. Elle souligne que la transformation du coton dépend directement de l’activité des vers de terre, bactéries et autres microfaunes, indispensables à l’équilibre des écosystèmes.
