Dans deux mois, les participants reviendront sur place pour déterrer les objets enfouis et analyser les résultats obtenus.
Une démarche pédagogique et accessible

Présidente des jardins familiaux de la Crapaudine, Stelly Olivé participe pour la première fois à cette initiative. Elle met en avant l’intérêt pédagogique de cette méthode, qui permet de visualiser concrètement la santé d’un sol. Selon elle, l’expérience facilite la compréhension d’un phénomène souvent abstrait.
Elle précise également que les résultats pourront orienter les pratiques agricoles. Un sol peu actif nécessitera des ajustements, comme l’ajout de compost ou de matières organiques, afin de favoriser le développement de la vie souterraine. La préservation des organismes vivants, notamment les vers de terre, reste essentielle dans cette démarche.
Un écosystème vivant sous la surface
Franck Coutant, représentant de la Direction Nature et Jardins de la Ville de Nantes, rappelle que le sol constitue un véritable milieu vivant, et non un simple support pour les cultures. Il insiste sur le rôle central des micro-organismes, capables de transformer la matière organique et d’enrichir la terre.
L’état du coton après plusieurs semaines permet d’évaluer cette activité. Un tissu largement dégradé, laissant apparaître de nombreuses perforations ou ne conservant que l’élastique, témoigne d’un sol en bonne santé. À l’inverse, un vêtement intact signale un manque de vie biologique, avec des conséquences directes sur la croissance des plantes.
