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17 août 2026

Pour Xavier Bertrand, « bien sûr » que Nicolas Sarkozy a fait une faute en déjeunant avec Jordan Bardella

Parmi ces priorités figurent notamment la sécurité, la fiscalité locale et le soutien au commerce de proximité. Ces thématiques seraient, selon lui, au cœur des attentes des citoyens lors d’élections municipales, davantage centrées sur la gestion concrète des villes que sur les grands débats nationaux.

Le responsable politique a ainsi cherché à distinguer l’approche de son parti de celle des formations qu’il qualifie d’extrêmes.

Une mise en garde contre toute alliance avec l’extrême droite

Interrogé sur les soupçons d’accords locaux entre certains candidats LR et le Rassemblement national, Xavier Bertrand s’est montré particulièrement ferme. Il estime que la ligne politique du parti doit être clarifiée sans ambiguïté.

Selon lui, toute proximité avec le RN devrait entraîner une exclusion du parti. Il a notamment affirmé que les élus ou militants qui choisiraient de s’allier avec le Rassemblement national n’auraient plus leur place au sein des Républicains.

Dans cette déclaration, il a également évoqué d’autres personnalités politiques qu’il associe à cette mouvance, notamment Sarah Knafo et Éric Ciotti.

La question se pose particulièrement dans certaines villes sensibles, comme Nice. Xavier Bertrand a ainsi appelé la direction de son parti, dirigée par Bruno Retailleau, à soutenir clairement le maire sortant Christian Estrosi.

Une critique directe envers Nicolas Sarkozy

Au cours de l’entretien, Xavier Bertrand a également été interrogé sur un épisode récent qui a suscité des réactions dans la classe politique : un déjeuner entre Nicolas Sarkozy et le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Pour le président des Hauts-de-France, ce type de rencontre risque de brouiller la ligne politique de la droite. Il a déclaré refuser personnellement toute relation de ce type avec les responsables du RN, affirmant qu’il préférait les combattre politiquement.

Interrogé sur le caractère opportun de ce déjeuner, Xavier Bertrand a répondu sans hésitation qu’il s’agissait d’une erreur. Selon lui, ce genre de rapprochement peut semer la confusion parmi les électeurs. Le responsable politique affirme adopter la même position face aux deux formations qu’il considère comme des extrêmes : le Rassemblement national et La France insoumise.

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