La fracture est donc autant stratégique qu’idéologique. Garrido redoute une marginalisation du NFP si Mélenchon s’impose à nouveau comme figure centrale en 2027, alors même que la dynamique d’union est perçue comme cruciale pour peser face aux blocs macroniste et RN.
Un espoir, malgré tout, de le voir renoncer

Fait surprenant, malgré la fermeté de son discours, Raquel Garrido confesse un espoir tenace : celui de voir Jean-Luc Mélenchon se retirer de lui-même. Elle croit, peut-être naïvement, que le tribun de LFI pourrait renoncer à une quatrième candidature s’il prenait conscience de son impopularité croissante.
« L’espoir fait vivre », admet-elle elle-même, consciente du caractère improbable d’un tel retrait. Mais cet espoir témoigne aussi d’un attachement personnel et politique résiduel à une figure qu’elle n’a pas toujours combattue, mais qui incarne aujourd’hui, à ses yeux, le verrou à faire sauter pour libérer la gauche.
Les mots de Raquel Garrido ne sont pas seulement une attaque frontale contre Jean-Luc Mélenchon. Ils traduisent une fracture profonde au sein de la gauche radicale, tiraillée entre fidélité à une figure historique et nécessité de renouvellement.
