Trois ans après un accident qui a profondément marqué l’opinion publique, Pierre Palmade s’apprête à tourner une nouvelle page judiciaire.

Le 27 février, l’humoriste retrouvera sa liberté de mouvement, après avoir purgé la partie ferme de sa peine. Une échéance qui ravive débats et interrogations.
Le 10 février 2023, Pierre Palmade provoquait un grave accident de la route alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants. Trois personnes avaient été grièvement blessées, dont une femme enceinte qui avait perdu son enfant à naître.
Condamné à cinq ans de prison, dont deux ans ferme pour « blessures involontaires aggravées », l’acteur avait intégré le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan en décembre 2024. En avril 2025, sa peine avait été aménagée sous bracelet électronique.
Selon les informations révélées par RTL, il sera définitivement libéré le 27 février, après avoir respecté les obligations liées à son aménagement de peine.
Une détention sous surveillance particulière
En raison de sa notoriété, Pierre Palmade avait été placé à l’isolement durant son incarcération. Un suivi renforcé encadrait ses déplacements et ses activités, afin d’éviter tout incident.
Aucun manquement n’aurait été constaté durant la période de détention et de surveillance électronique, et les dommages et intérêts dus aux victimes auraient été versés conformément aux décisions judiciaires.
Une image durablement écornée

Si le cadre légal semble désormais respecté, l’affaire a profondément altéré l’image publique de l’humoriste. Au fil des mois, des révélations sur son mode de vie et ses addictions ont nourri une couverture médiatique intense.
Son implication dans des soirées privées mêlant consommation de stupéfiants et comportements à risque a été largement commentée. Des difficultés financières et un train de vie jugé excessif ont également été évoqués, renforçant l’impression d’un artiste en perte de contrôle.
L’ombre des addictions
Avant l’accident, Pierre Palmade avait déjà entamé une cure de désintoxication en 2022, sans succès durable. L’addiction aux stupéfiants a été identifiée comme un facteur central dans le drame de février 2023.
Depuis sa condamnation, il poursuit un suivi médical dans le cadre de son sursis probatoire. Au-delà de la libération, il reste soumis à des obligations de soins et de contrôle, destinées à prévenir toute rechute.
Si la date du 27 février marque la fin de la détention, l’humoriste demeure sous sursis probatoire pour une durée de trois ans. Cette période inclut des obligations strictes, notamment en matière de travail, de soins et d’indemnisation.










