Une justice fondée sur l’équilibre, pas la revanche

Selon Me Battikh, la légitimité d’un jugement réside dans son équilibre et non dans son intensité punitive. Il souligne que la justice ne peut fonctionner sur le principe de la compensation affective : « Garder M. Palmade enfermé plus longtemps ne rendra pas à la famille ce qu’elle a perdu. Il n’y a pas de lien de cause à effet entre la souffrance des victimes et la durée d’incarcération du coupable. »
Une éthique professionnelle affirmée

Tout au long de son intervention, l’avocat insiste sur ses choix professionnels. Il admet avoir déjà refusé des dossiers lorsque la ligne de défense exigée ne correspondait pas à ses convictions personnelles. « Je ne prends pas un dossier si je dois défendre des arguments contraires à mes valeurs morales ou éthiques », affirme-t-il avec fermeté. Cette posture souligne la complexité du métier d’avocat dans des affaires hautement sensibles.
Interrogé par Yann Barthès sur son absence de choc face à la libération partielle de Pierre Palmade, Me Battikh réaffirme sa position : « Nous ne vivons pas dans une société de vengeance », déclare-t-il sans ambiguïté. Pour lui, l’idée de justice doit rester rationnelle, dépassionnée, et centrée sur la réparation dans les limites du droit. Ce n’est pas en durcissant arbitrairement les peines que l’on honore la mémoire des victimes, mais en défendant un système judiciaire équilibré.
