Après plusieurs mois sous surveillance électronique, Pierre Palmade s’apprête à refermer un chapitre judiciaire déterminant.

Si la détention à domicile touche à sa fin, l’humoriste n’en a pas pour autant terminé avec la justice. Entre obligations strictes, solitude bordelaise et reconstruction fragile, son quotidien reste étroitement encadré.
Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour avoir provoqué un grave accident sous l’emprise de stupéfiants, Pierre Palmade purgeait sa peine à domicile depuis sa sortie de détention. Depuis la mi-avril 2025, il était soumis à un bracelet électronique limitant strictement ses déplacements.
Ce lundi 23 février, il a été aperçu quittant son domicile bordelais en taxi pour se rendre à des rendez-vous médicaux. Le visage pâle, l’air préoccupé, il semblait marqué par cette période de contrainte judiciaire, selon plusieurs témoins.
Une vie effacée dans son quartier bordelais

Dans son quartier de Bordeaux, l’ancien partenaire de Michèle Laroque mène une existence décrite comme particulièrement discrète. Les voisins évoquent un homme qui sort peu, essentiellement pour des courses de première nécessité, et qui évite les échanges prolongés.
Certains riverains confient l’avoir trouvé méconnaissable, très amaigri ou au contraire transformé par les traitements médicaux. Plusieurs témoignages parlent d’un homme absent, comme ailleurs, profondément marqué par les conséquences physiques et psychologiques de ces derniers mois.
La fin de la détention à domicile
Le parquet de Bordeaux a confirmé que l’humoriste achèvera officiellement sa peine d’emprisonnement sous surveillance électronique ce vendredi. Cette échéance marque la fin du dispositif de détention à domicile, avec la levée des horaires de sortie imposés.
Pour autant, cette évolution ne signifie pas un retour à une liberté totale. La justice a prévu un encadrement rigoureux afin d’assurer la poursuite de sa réinsertion et le suivi de ses engagements.
Trois ans de sursis probatoire
À compter de la fin de sa détention sous bracelet, Pierre Palmade entre dans une nouvelle phase judiciaire : un sursis probatoire d’une durée de trois ans. Pendant cette période, il restera sous le contrôle du juge d’application des peines.

En cas de manquement aux obligations fixées, son sursis pourrait être révoqué, entraînant un retour en détention. La justice entend ainsi maintenir une pression constante pour garantir la continuité des efforts entrepris.
Des obligations lourdes et un avenir incertain
Parmi les conditions imposées figurent une obligation de travail, une obligation de soins et l’indemnisation des victimes. L’artiste doit poursuivre son traitement contre ses addictions, notamment à la cocaïne, et justifier régulièrement de ses démarches thérapeutiques.
Pour faire face à ses charges financières et aux indemnisations à venir, il aurait entamé l’écriture d’une pièce de théâtre ainsi que d’une autobiographie, publiée sous pseudonyme. Ce travail d’écriture pourrait constituer à la fois une nécessité économique et une tentative de reconstruction personnelle.
Un habitant du quartier rapporte une phrase que l’humoriste lui aurait confiée lors d’une discussion informelle : « Je ne pourrai jamais payer ma dette ». Une formule lourde de sens, qui résume le poids moral qu’il semble porter.









