Trois ans après l’accident qui a bouleversé l’opinion publique, Pierre Palmade s’apprête à retrouver pleinement sa liberté de mouvement.

Si le cadre judiciaire touche à sa fin, l’émotion et les divisions suscitées par cette affaire restent vives, dans le monde médiatique comme auprès du grand public.
Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux ans ferme pour blessures involontaires aggravées, Pierre Palmade avait intégré le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan en décembre suivant. En avril 2025, sa peine avait été aménagée sous bracelet électronique par la cour d’appel de Bordeaux.
À l’approche du 27 février, l’humoriste s’apprête à voir disparaître toute contrainte liée à sa détention, après avoir purgé la partie ferme de sa condamnation. L’accident qu’il a provoqué sous l’emprise de stupéfiants avait grièvement blessé un homme, son enfant de six ans et sa belle-sœur, enceinte au moment des faits. Cette dernière avait perdu son bébé à naître.
Une indignation persistante dans le monde médiatique

Dès l’annonce de l’aménagement de peine, les réactions avaient été nombreuses et parfois virulentes. Sur RTL, Isabelle Saporta dénonçait ce qu’elle qualifiait de « grande braderie des peines », évoquant la saturation des prisons. D’autres personnalités ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux.
Même Véronique Sanson, ex-épouse de Pierre Palmade, avait jugé la condamnation insuffisante, déclarant qu’il aurait pu recevoir une peine plus lourde. Dans le milieu artistique, plusieurs proches ont pris leurs distances, certains évoquant un isolement progressif du comédien.
Patrick Sébastien, une voix à contre-courant
Au milieu de ce concert de critiques, Patrick Sébastien avait choisi d’adopter un ton différent. Invité sur TV5Monde, il avait dénoncé une forme d’indignation sélective, estimant que nombre de ceux qui condamnaient publiquement le geste avaient eux-mêmes déjà conduit sous l’emprise de l’alcool.
Sans minimiser la gravité des faits, il pointait une posture morale qu’il jugeait excessive, tout en rappelant que les circonstances constituaient, selon lui, des éléments aggravants et non atténuants. Une position nuancée qui n’a pas manqué de susciter le débat.
Un cadre judiciaire respecté

Selon les informations relayées par RTL, Pierre Palmade aurait respecté les obligations liées à son bracelet électronique et versé les indemnisations prévues. Aucun incident n’aurait été signalé durant la période d’aménagement de peine.
Toutefois, la fin de la détention ne signifie pas la fin du suivi judiciaire. Le procureur de la République de Bordeaux a précisé que l’humoriste restait soumis à un sursis probatoire de trois ans, comprenant une obligation de travail, de soins et d’indemnisation des victimes. Si le cadre légal est désormais en voie d’achèvement, l’émotion demeure forte. Les victimes, qui avaient décrit lors du procès une vie « transformée en enfer », ne se sont pas exprimées publiquement à l’annonce de la fin de peine.










