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27 juillet 2026

Pénurie d’oeufs dans les supermarchés « à cause les musulmans » ? « Finalement », la vraie raison révélée

L’inflation, véritable moteur de la tension

Pour l’interprofession, la clé du problème se trouve ailleurs. L’inflation a profondément modifié les habitudes alimentaires, faisant de l’œuf un substitut privilégié à la viande, devenue trop onéreuse pour une partie croissante de la population. Résultat : la demande explose, bien au-delà des capacités actuelles de production. « Ce n’est pas le Ramadan qui vide les rayons », tranche Loïc Coulombelle, estimant que cette explication détourne l’attention des causes réelles.

Une production dépassée par la demande

Ce constat est partagé par Alice Richard, directrice de l’interprofession des œufs. Invitée sur RMC Conso, elle a expliqué que la production reste stable alors que la demande s’emballe. Les magasins sont bien livrés quotidiennement, mais les volumes disponibles ne suffisent plus à absorber l’appétit des consommateurs.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Selon Alice Richard, la demande a progressé de 4 à 5 % en un an, tandis que la production n’a augmenté que d’environ 1 %. Un écart structurel considérable, qui représente près de 300 millions d’œufs supplémentaires à produire chaque année pour revenir à l’équilibre. Une adaptation impossible à court terme, compte tenu des contraintes agricoles, économiques et réglementaires.

Intempéries et logistique en toile de fond

À ces déséquilibres s’ajoutent des facteurs conjoncturels. Les intempéries, notamment les épisodes neigeux ayant touché une large partie du pays, ont perturbé la logistique. Même marginales, ces difficultés accentuent la sensation de pénurie, surtout lorsque la demande est déjà sous tension.

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