Les importateurs européens de café voient ainsi leurs marges se réduire, ce qui contribue à la hausse des prix dans les supermarchés.
Des ruptures déjà observées ailleurs

Dans plusieurs pays producteurs ou importateurs, certains indicateurs de distribution commencent déjà à signaler des ruptures de stock ponctuelles.
L’indice de rupture de la société Neogrid a ainsi observé une augmentation des produits manquants dans les rayons, au même moment que pour d’autres denrées sous tension comme le sucre ou l’huile d’olive.
En France, la situation rappelle celle des œufs, dont les rayons ont parfois été clairsemés ces derniers mois. Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir publiée en février 2026, ces pénuries résultent principalement d’un déséquilibre temporaire entre production et consommation.
Un retour à la normale est attendu pour les œufs dans le courant de l’année 2026. Pour le café, toutefois, l’évolution dépendra largement des récoltes et des conditions logistiques internationales.
Faut-il constituer un stock de café ?
Face à ces incertitudes, certains consommateurs s’interrogent sur l’opportunité de constituer un petit stock de café à domicile.
Les spécialistes recommandent toutefois de rester raisonnable. L’objectif n’est pas de vider les rayons, mais simplement de prévoir quelques semaines ou quelques mois de consommation. Pour une conservation optimale, il est préférable d’acheter du café en grains entiers. Ce format est moins sensible à l’oxydation que le café moulu.
