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13 septembre 2026

Payer son permis de conduire en utilisant son CPF ne sera bientôt plus possible

Mais à partir de 2026, cette possibilité sera drastiquement restreinte. Une décision budgétaire qui provoque déjà une onde de choc chez les actifs, les auto-écoles et les défenseurs de la mobilité.

À partir du budget 2026, le permis de conduire ne pourra plus être financé par le CPF pour les actifs, sauf s’ils sont officiellement demandeurs d’emploi. Cette mesure, intégrée au volet « dépenses » du projet budgétaire pour lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité via l’article 49.3, marque un changement profond dans la philosophie du dispositif.

Jusqu’ici, le permis B représentait la formation la plus financée par le CPF. En 2023, il constituait à lui seul 23 % des formations réglées par ce biais, selon les chiffres de la Dares. Une proportion considérable qui a progressivement fait du CPF un levier central d’accès à la mobilité.

La fin d’un financement devenu massif

Le coût moyen du permis, estimé entre 1 500 et 2 000 euros, avait rendu cette option particulièrement attractive pour des milliers de Français. En 2024, sur environ 1,5 million de candidats au permis B, près d’un quart a eu recours à son CPF pour financer sa formation, selon le ministère de l’Intérieur.

Parallèlement à cette restriction, une autre aide disparaît : la prime de 500 euros accordée aux apprentis pour passer leur permis sera supprimée. Un double coup dur pour les jeunes et les travailleurs modestes.

Une volonté de réorienter le CPF vers les reconversions

À l’origine de cette évolution, un amendement voté au Sénat en décembre, porté par le sénateur Xavier Iacovelli (Renaissance), et maintenu par le gouvernement. L’objectif affiché n’est pas de réaliser des économies, mais de réorienter l’usage du CPF vers des bilans de compétences et des formations liées aux reconversions professionnelles.

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