Une séquence devenue culte ressurgit à la faveur d’un remaniement inattendu.

En 2015, l’affrontement entre Élise Lucet et Rachida Dati dans Cash Investigation avait marqué les esprits. Neuf ans plus tard, la nomination de l’ancienne garde des Sceaux au ministère de la Culture ravive le souvenir d’un échange explosif.
Le 9 janvier 2024, après la démission d’Élisabeth Borne, Emmanuel Macron a nommé Gabriel Attal à Matignon. Chargé de former un gouvernement resserré, le nouveau Premier ministre a surpris en intégrant Rachida Dati au ministère de la Culture.
Ce choix inattendu a immédiatement relancé un épisode télévisuel resté gravé dans les mémoires, celui de son affrontement avec Élise Lucet dans l’émission Cash Investigation sur France 2.
Un face-à-face devenu emblématique

En 2015, Élise Lucet interrogeait Rachida Dati sur ses liens supposés avec GDF Suez. L’entretien avait rapidement viré à la confrontation. L’ancienne ministre, visiblement agacée, dénonçait “des accusations à la con” avant de lancer une attaque personnelle restée célèbre : “Quand je vois votre carrière pathétique, ma pauvre fille”.
La séquence avait provoqué un tollé, symbolisant les tensions parfois vives entre journalistes d’investigation et responsables politiques. Depuis, cet échange est régulièrement cité comme l’un des moments les plus marquants du programme.
La réponse d’Élise Lucet sur RTL

Invitée le 20 janvier 2024 dans On refait la télé sur RTL, face à Éric Dussart, Élise Lucet a été interrogée sur cette nomination et sur ses potentielles conséquences pour son émission.
La journaliste s’est voulue rassurante : selon elle, aucun ministre n’intervient dans les choix éditoriaux de France Télévisions. Elle a défendu le principe selon lequel aucune question ne doit être interdite, rappelant avoir interviewé Rachida Dati à plusieurs reprises depuis cet épisode.
Professionnalisme et indépendance
Sans animosité apparente, Élise Lucet a indiqué ne pas avoir revu la nouvelle ministre depuis leur confrontation. Elle a néanmoins souligné que “de l’eau a coulé sous les ponts”.
“Je ne saute jamais de joie quand un ministre est nommé”, a-t-elle ajouté, insistant sur ce qu’elle considère comme le meilleur rempart face aux pressions : le professionnalisme et l’indépendance éditoriale.









