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28 juillet 2026

Passe d’armes entre Sarah Knafo et Jean-Philippe Tanguy sur une proposition de «contre-budget»

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Ce 21 octobre, la publication par Sarah Knafo d’un « contre-budget » a déclenché une tempête politique, transformant une proposition économique en duel idéologique.

L’eurodéputée Sarah Knafo, figure montante de Reconquête, a présenté sur X un projet alternatif au budget du gouvernement, prévoyant « 80 milliards d’euros d’économies ». Ce plan, censé incarner la rigueur budgétaire, s’oppose frontalement à la politique de Sébastien Lecornu, dont le projet de loi prévoit une hausse des dépenses publiques de 29 milliards. Présenté comme un manifeste économique, ce document entend redonner de la cohérence à la droite libérale et souverainiste. Mais sa diffusion a aussitôt provoqué des tensions explosives avec le RN.

Le RN accuse Reconquête de plagiat

Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national, a vivement réagi en accusant Knafo d’avoir « copié l’intégralité des chiffres » du programme économique de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Selon lui, le texte reprend mot pour mot les travaux de la commission des finances du RN depuis trois ans. Une accusation de « pillage politique » qui a transformé ce débat budgétaire en règlement de comptes entre deux droites concurrentes. « Je m’attendais à être attaquée par la gauche, pas par le RN ! », a ironisé Knafo, déplorant que la rivalité idéologique prenne le pas sur la bataille contre le gouvernement.

Un duel idéologique sur l’impôt et la dépense publique

Face aux attaques, Sarah Knafo riposte point par point, accusant le RN de défendre une fiscalité qu’elle juge trop interventionniste : « Vous inventez ou augmentez onze taxes ! » L’élue de Reconquête reproche au parti lepéniste de « croire que certains ne paient pas assez d’impôts », tandis que son propre mouvement estime que « tout le monde en paie trop ». Elle fustige aussi le vote du RN en faveur d’un impôt visant les Français de l’étranger, que son camp rejette catégoriquement. Cette passe d’armes met au jour la fracture doctrinale entre une droite identitaire attachée à la redistribution et une droite libérale prônant le désengagement fiscal total.

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