Plus de vingt ans après les faits, le chanteur est revenu sur cet épisode en 2019 dans l’émission Ça ne sortira pas d’ici, présentée par Michel Cymes sur France 2. Il a expliqué que le projectile avait frappé son visage à environ deux centimètres de son œil, soulignant qu’une trajectoire légèrement différente aurait pu lui faire perdre la vue.
L’artiste conserve d’ailleurs des traces physiques de cette soirée. Au-delà de sa propre blessure, Pascal Obispo a rappelé que ses musiciens avaient eux aussi été visés, donnant la mesure de la dangerosité de la situation survenue pendant le spectacle.
Une histoire de jalousie racontée des années plus tard
Interrogé en 2019 sur les raisons d’une telle attaque, Pascal Obispo a livré une explication particulièrement étonnante. Selon ses souvenirs, l’origine de l’incident aurait été liée à une histoire de jalousie au sein d’un couple présent lors de la soirée.
Le chanteur a raconté qu’une femme aurait affirmé à son compagnon qu’elle pourrait séduire Pascal Obispo si elle le souhaitait. Son partenaire aurait alors répondu qu’il pouvait, lui aussi, « se le faire », mais dans un tout autre sens. L’artiste a ainsi présenté les tirs comme la conséquence d’une rivalité sentimentale ayant dégénéré de manière particulièrement dangereuse.
En racontant cette histoire face à Michel Cymes, Pascal Obispo avait adopté un ton teinté d’ironie malgré la gravité de l’événement. Il avait surtout insisté sur la proximité du projectile avec son œil : quelques centimètres seulement avaient séparé la blessure qu’il avait réellement subie d’une possible atteinte oculaire majeure.
Cette explication donnée plus de vingt ans après l’incident ne correspond toutefois pas exactement aux informations publiées immédiatement après les faits. Les récits disponibles à l’époque évoquaient une autre motivation, sans référence à une quelconque rivalité amoureuse.
Les suspects auraient affirmé ne pas aimer le chanteur
Dans son édition du 30 juillet 1997, Libération rapportait les premiers éléments recueillis après l’interpellation et l’interrogatoire des suspects. Trois jeunes vacanciers originaires du Nord et de la région parisienne avaient été mis en cause à la suite des tirs survenus pendant le concert.


