Icône discrète de la chanson française, Jean-Jacques Goldman continue de fasciner bien au-delà de ses silences.

Retiré de la scène depuis des années, il demeure pourtant une figure tutélaire, aimée pour ses chansons autant que pour sa pudeur. Rarement, l’artiste a accepté d’évoquer ce qu’il protège le plus : sa famille.
Jean-Jacques Goldman est un paradoxe vivant. Absent des plateaux, silencieux depuis la sortie de Chansons pour les pieds en 2001, éloigné des Enfoirés depuis 2016, il reste pourtant l’artiste préféré des Français. Selon un sondage Ifop pour TF1 et LCI relayé par Paris Match, il occupe encore en 2025 la première place, pour la neuvième année consécutive. Une longévité affective exceptionnelle, à rebours des logiques de surexposition.
Cinquante ans de chansons gravées dans la mémoire collective
Goldman, c’est plus d’un demi-siècle de musique francophone. Auteur, compositeur, interprète, il a façonné une bande-son générationnelle, aussi bien à travers ses propres tubes que par ceux écrits pour d’autres. Son empreinte est notamment indissociable de Céline Dion, dont il a structuré deux albums majeurs dans les années 1990, D’eux et S’il suffisait d’aimer. Malgré ces succès planétaires, l’homme n’a jamais dévié de sa ligne : rester simple.
Un artiste anti-star, fidèle à la discrétion

Loin des codes du vedettariat, Goldman a toujours cultivé une forme de retrait volontaire. Il fuit les caméras, esquive les mondanités et refuse l’exposition de sa vie privée, au point d’en faire presque un manifeste. Cette pudeur, il l’a même mise en musique, notamment dans La Vie par procuration, où il évoque la curiosité intrusive de la presse. Une cohérence rare dans un milieu où l’intime devient souvent un produit.
Père de six enfants, loin des projecteurs
Derrière l’artiste se cache aussi un père de famille nombreuse. Jean-Jacques Goldman est le père de six enfants, nés de deux unions, un aspect de sa vie qu’il évoque à peine. De son premier mariage avec Catherine Morlet, célébré en 1975, sont nés Caroline, Michael et Nina. Chacun a suivi sa voie, loin du monde du spectacle, illustrant une volonté familiale de normalité.
Des parcours affirmés, hors du monde artistique
L’aînée, Caroline, est devenue psychologue pour enfants, une figure parfois controversée dans son domaine. Michael occupe aujourd’hui un poste clé dans l’industrie télévisuelle, puisqu’il est directeur de la Star Academy depuis 2022. Nina, quant à elle, est pédiatre. Trois trajectoires solides, ancrées dans le réel, qui traduisent une transmission de valeurs plus que de notoriété.
Une seconde vie familiale, toujours dans la retenue
En 2001, Goldman se remarie avec Nathalie Thu Huong-Lagier, professeure de mathématiques d’origine vietnamienne. De cette union naissent Maya, Kimi et Rose, trois enfants élevés, là encore, loin de toute mise en scène médiatique. L’artiste partage désormais sa vie entre la France et l’Angleterre, préservant cet équilibre familial qu’il a toujours jugé prioritaire.

Une confidence rare dans un exercice inconfortable
Les occasions où Jean-Jacques Goldman parle de ses enfants se comptent sur les doigts d’une main. En 2001, lors de son passage dans Fréquenstar, émission animée par Laurent Boyer, l’artiste se retrouve confronté à une question intime. Visiblement mal à l’aise, il accepte pourtant d’y répondre, fidèle à son honnêteté tranquille.
Une réponse révélatrice de valeurs profondes
Interrogé sur le rapport de ses enfants aux marques, aux piercings ou aux signes extérieurs, Goldman marque une pause, puis répond avec simplicité. Il explique que ses enfants n’y accordent aucune importance, ajoutant qu’ils se sentiraient même « un peu humiliés » à l’idée de porter des masques sociaux. Une réflexion sobre, mais lourde de sens, qui éclaire sa vision de l’éducation et du rapport au monde.










