Ce désaveu clair vise à protéger le mouvement des retombées médiatiques de cette visite, et notamment du silence du député face à deux affaires brûlantes : la condamnation en Algérie de l’écrivain Boualem Sansal à cinq ans de prison et celle du journaliste Christophe Gleizes à sept ans pour « apologie du terrorisme », des faits dénoncés par plusieurs élus français mais totalement passés sous silence par Delogu.
Silence gênant sur les affaires Sansal et Gleizes

Ce mutisme a immédiatement été relevé par la presse et les internautes, qui accusent Sébastien Delogu d’hypocrisie et de duplicité. Alors que le journaliste sportif Christophe Gleizes n’a fait que se rendre en Algérie pour couvrir un sujet sur le football, aucune mention de son cas n’a été faite dans les médias locaux par Delogu, pourtant très loquace sur les liens franco-algériens.
Le député Éric Coquerel a tenté de rattraper le tir, réclamant publiquement la libération de Gleizes sur X, tout comme le compte officiel de LFI, qui a dû réaffirmer la position du parti. Une posture qui met en lumière un décalage flagrant entre la communication personnelle de Delogu et la ligne politique défendue par le groupe parlementaire.
Des réactions virulentes des deux côtés de la Méditerranée
L’affaire a également fait réagir du côté algérien, avec des messages particulièrement véhéments circulant sur les réseaux sociaux. Sous une publication de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs internautes algériens ont violemment rejeté les critiques françaises, affirmant :
« L’Algérie est un pays souverain qui applique ses lois. On n’est pas venus vous exiger la libération des Algériens détenus dans vos prisons. »
D’autres messages, parfois insultants, reprochent à LFI de parler au nom de l’Algérie, ce qui renforce le sentiment de malaise autour de ce déplacement.
