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26 août 2026

«On se torche avec votre avis» : LFI critiquée pour avoir recadré Sébastien Delogu sur l’Algérie

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Entre déclarations personnelles, silence gênant sur des dossiers sensibles et recadrage officiel de son propre camp, le député marseillais se retrouve isolé, critiqué à gauche comme à droite. C’est au nom d’un « dialogue respectueux » entre la France et l’Algérie que Sébastien Delogu a effectué une visite à Oran et Alger, se rendant notamment sur la tombe de son grand-père et multipliant les gestes de fraternité à l’adresse du peuple algérien. Jusque-là, rien d’anormal, d’autant que l’élu LFI revendique un discours de paix et de réconciliation entre les deux pays.

Mais c’est lors de ses interventions médiatiques en Algérie que le député a provoqué la polémique. Il a accusé, à distance, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau d’insulter les Français d’origine algérienne et a vanté un accueil « exceptionnel » qu’il dit ne jamais avoir connu en France. Des propos jugés malvenus, voire provocateurs, dans le contexte actuel.

Un recadrage cinglant de La France insoumise

Face à la montée des critiques, La France insoumise a rapidement pris ses distances, publiant un communiqué officiel sur X (ex-Twitter) :

« Le député Sébastien Delogu s’est exprimé de façon personnelle en Algérie. Il n’engage ni les groupes parlementaires de La France insoumise, ni le mouvement. »

Ce désaveu clair vise à protéger le mouvement des retombées médiatiques de cette visite, et notamment du silence du député face à deux affaires brûlantes : la condamnation en Algérie de l’écrivain Boualem Sansal à cinq ans de prison et celle du journaliste Christophe Gleizes à sept ans pour « apologie du terrorisme », des faits dénoncés par plusieurs élus français mais totalement passés sous silence par Delogu.

Silence gênant sur les affaires Sansal et Gleizes

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