Suivez-nous
26 août 2026

«On se torche avec votre avis» : LFI critiquée pour avoir recadré Sébastien Delogu sur l’Algérie

Ce mutisme a immédiatement été relevé par la presse et les internautes, qui accusent Sébastien Delogu d’hypocrisie et de duplicité. Alors que le journaliste sportif Christophe Gleizes n’a fait que se rendre en Algérie pour couvrir un sujet sur le football, aucune mention de son cas n’a été faite dans les médias locaux par Delogu, pourtant très loquace sur les liens franco-algériens.

Le député Éric Coquerel a tenté de rattraper le tir, réclamant publiquement la libération de Gleizes sur X, tout comme le compte officiel de LFI, qui a dû réaffirmer la position du parti. Une posture qui met en lumière un décalage flagrant entre la communication personnelle de Delogu et la ligne politique défendue par le groupe parlementaire.

Des réactions virulentes des deux côtés de la Méditerranée

L’affaire a également fait réagir du côté algérien, avec des messages particulièrement véhéments circulant sur les réseaux sociaux. Sous une publication de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs internautes algériens ont violemment rejeté les critiques françaises, affirmant :

« L’Algérie est un pays souverain qui applique ses lois. On n’est pas venus vous exiger la libération des Algériens détenus dans vos prisons. »
D’autres messages, parfois insultants, reprochent à LFI de parler au nom de l’Algérie, ce qui renforce le sentiment de malaise autour de ce déplacement.

Une fracture au sein même des sympathisants LFI

Le recadrage de Delogu n’a pas été bien accueilli par tous. Certains militants insoumis dénoncent un « reniement » de l’esprit du mouvement, estimant que la direction nationale s’est couchée devant la pression médiatique. Pour eux, la position officielle fait preuve de frilosité et trahit l’ADN contestataire et internationaliste de LFI.

« Ça la fout mal pour un mouvement qui se veut insoumis d’être, sur ce coup-là, en totale soumission à la pensée réactionnaire de la frange de notre pays », écrit un sympathisant sur X.

Une séquence qui fragilise un député déjà controversé

Sébastien Delogu, connu pour son style direct et ses coups d’éclat, se retrouve désormais en porte-à-faux, y compris dans son propre camp. Son autopromotion comme « fils de Dieu » ou « héritier de Mélenchon » a déjà suscité moqueries et malaise en interne. Cette nouvelle polémique pourrait bien l’éloigner un peu plus du cœur décisionnaire de LFI, où la discipline stratégique devient cruciale à l’approche des prochaines échéances électorales.

Publicité
Partager sur Facebook