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28 juillet 2026

« On réentend les cris » : un mois après l’incendie de Crans-Montana, le témoignage poignant de Rose, une jeune victime de 18 ans

Cette mémoire traumatique s’impose à elle chaque nuit, rendant toute perspective de retour à une vie ordinaire incertaine. « Je ne pense plus pouvoir vivre normalement », confie la jeune femme, dont le témoignage illustre la profondeur des blessures psychologiques laissées par l’incendie.

Des familles figées dans l’absence

Au-delà des survivants, la douleur ronge les familles des disparus. Le Constellation accueillait majoritairement des jeunes ce soir-là, parfois mineurs. Les parents, aujourd’hui, tentent de composer avec un vide insoutenable.

Christophe, père d’un adolescent de 17 ans décédé dans l’incendie, retourne régulièrement à Crans-Montana. Il cherche dans ces lieux un lien invisible avec son fils, comme une manière de maintenir une proximité symbolique. « C’est là qu’il est parti et il aimait cette station », explique-t-il. Chez lui, la chambre de son fils est restée intacte. « J’ai encore son bol de céréales là où il était. Pour l’instant, je n’ai rien envie de toucher. »

Colère, incompréhension et zones d’ombre dans l’enquête

À la détresse s’ajoute désormais la colère. Les familles, épaulées par leurs avocats, dénoncent des défaillances graves qui auraient pu être évitées. Les premiers éléments de l’enquête évoquent une gestion défaillante des risques d’incendie, ainsi que des manquements aux contrôles administratifs obligatoires.

Les gérants de l’établissement ont été entendus, mais de nombreuses questions restent sans réponse. Parmi elles, la disparition d’images de vidéosurveillance, qui nourrit les soupçons et entretient l’incompréhension. Pour les proches des victimes, la quête de vérité devient une nécessité pour espérer, un jour, amorcer un deuil.

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