Le 7 janvier, Saint-Tropez a rendu un dernier hommage à Brigitte Bardot lors d’obsèques voulues à son image : sobres, dignes et profondément symboliques.

Loin du faste attendu pour une icône mondiale, la cérémonie a privilégié l’essentiel, laissant parler la conviction, l’émotion et l’engagement d’une vie. Les obsèques de Brigitte Bardot se sont déroulées à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Tropez. Fidèle à ses souhaits, la star avait exigé l’absence de tout clinquant : pas de roses, mais des fleurs des champs, posées sur un cercueil en osier. Le nombre d’invités avait été strictement limité à 400 personnes, conférant à ce dernier adieu une atmosphère presque intime.
Le père Étienne Lhomme, un officiant engagé
La messe a été concélébrée par le Étienne Lhomme, prêtre connu pour son engagement en faveur de la cause animale. Proche de Brigitte Bardot, il a livré au Journal de Saône-et-Loire un témoignage éclairant. Il ne voyait pas en elle une vedette du show-business, mais « une femme de conviction », rappelant que sa première manifestation militante avait été organisée par la Fondation Brigitte Bardot autour de la protection des bébés phoques.

Le prêtre est revenu sur sa première rencontre avec l’actrice, décrite comme « très forte ». Élevé dans une famille entourée d’animaux, il avait rejoint la fondation à l’âge de 18-20 ans et rencontré Brigitte Bardot lors d’un « Noël des animaux » en région parisienne. De cette rencontre est née une relation simple et chaleureuse, entretenue par des échanges épistolaires au fil des années, nourrie par des convictions communes.
Les coulisses d’un dernier hommage
Étienne Lhomme a également expliqué comment il s’était retrouvé à concélébrer la messe. Contacté peu après le décès par un paroissien, il a obtenu l’accord du curé de Saint-Tropez pour officier. La cérémonie s’est tenue « en toute dignité », malgré la présence de nombreuses personnalités. Il a particulièrement retenu l’accompagnement musical des Gipsy Kings, qui ont escorté le cercueil jusqu’au cimetière en interprétant des chants chrétiens, avant de chanter le Notre Père lors de l’inhumation.

Un prêtre habitué aux adieux des légendes
Brigitte Bardot n’est pas la seule grande figure dont le père Étienne Lhomme a accompagné les obsèques. Il avait également concélébré celles de Johnny Hallyday à l’église de la Madeleine à Paris. Un moment marquant, tant par l’affluence – près d’un million de personnes dans les rues – que par la portée symbolique d’un artiste capable de rassembler au-delà des clivages sociaux.
Dans un entretien accordé en 2024, le prêtre expliquait l’admiration qu’il portait au chanteur. Évoquant sa foi et sa confiance en Dieu, il soulignait la force fédératrice de Johnny Hallyday, qu’il considérait comme un « bel exemple de réussite ». Un regard spirituel posé sur des trajectoires hors normes, où la célébrité s’efface devant l’humanité et la sincérité.










