Cette poussée serait favorisée par le déplacement du courant-jet vers les îles Britanniques et par le renforcement d’une dorsale anticyclonique sur la Méditerranée. La chaleur remonterait alors d’Espagne et du Maghreb vers le Sud-Ouest puis la vallée du Rhône.
Paris et Lille beaucoup moins concernés
Cette hausse des températures devrait rester très inégale selon les régions. Le nord de la France devrait largement échapper aux chaleurs les plus fortes. À Lille, aucun des 51 scénarios étudiés ne prévoit actuellement plus de 32 °C.
À Paris, ce seuil reste également peu probable, avec des températures médianes comprises entre 26 et 28 °C. Les valeurs seraient plus élevées en allant vers le sud : 34 °C sont notamment envisagés à Lyon et jusqu’à 36 °C localement dans les régions méridionales.
La chaleur devrait ainsi principalement s’étendre de la Nouvelle-Aquitaine jusqu’à la vallée du Rhône, tandis que les régions situées plus au nord conserveraient des températures beaucoup plus proches des normales de début septembre.
Une possible quatrième vague de chaleur en 2026
L’épisode est parfois présenté comme une sixième canicule de l’année, mais cette appellation ne correspond pas au décompte national de Météo-France. Trois vagues de chaleur nationales ont officiellement été recensées en France depuis le début de 2026.
Pour qu’une canicule soit caractérisée, il ne suffit pas d’enregistrer quelques après-midi très chaudes. Les températures minimales et maximales doivent dépasser des seuils spécifiques à chaque département pendant plusieurs jours et plusieurs nuits consécutifs.
À Toulouse, les projections commencent justement à faire apparaître des nuits particulièrement douces. La probabilité d’une température nocturne d’au moins 20 °C atteindrait 90 % le 6 septembre, tandis que les températures maximales médianes resteraient supérieures à 32 °C pendant plusieurs journées.


