Parmi elles, un épisode de santé longtemps dissimulé durant son mandat, que l’ancien président avait finalement accepté de raconter plusieurs années après les faits. Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy se retrouve à nouveau au centre de l’actualité judiciaire. L’ancien président de la République comparaît actuellement devant la cour d’appel de Paris dans le cadre du dossier portant sur le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen.
L’affaire a récemment connu un nouveau rebondissement après les déclarations de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Élysée et proche collaborateur de l’ex-chef de l’État. Deux attestations transmises aux magistrats ont contribué à fragiliser davantage la ligne de défense de Nicolas Sarkozy, dont le nom revient régulièrement dans les débats politiques et médiatiques.
Dans ce contexte particulièrement tendu, certains épisodes plus personnels de la vie de l’ancien président refont également surface. Parmi eux figure une période de santé délicate, restée secrète durant de nombreuses années alors qu’il occupait les plus hautes fonctions de l’État.
Une maladie restée cachée pendant son mandat

Durant son quinquennat, l’image publique de Nicolas Sarkozy demeurait celle d’un président énergique et omniprésent. Pourtant, derrière cette apparence de maîtrise, l’ancien chef de l’État traversait une période éprouvante sur le plan personnel.
C’est dans son livre Le Temps des Tempêtes, publié en 2020, qu’il avait accepté de revenir sur cet épisode longtemps tenu confidentiel. À cette époque, sa vie privée connaissait déjà de profonds bouleversements avec son divorce d’avec Cécilia Attias, suivi de sa rencontre avec Carla Bruni et des premiers mois particulièrement intenses de son mandat présidentiel.
Au milieu de ces événements, Nicolas Sarkozy avait été confronté à un important problème de santé. L’ancien président révélait avoir souffert d’un phlegmon amygdalien, une infection sévère touchant la gorge et les amygdales. Dans un entretien accordé à Paris Match, il décrivait alors une affection “très douloureuse”, survenue seulement quelques jours après son divorce.
