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28 juillet 2026

« Ni vu ni connu », il vivait au Sénégal et touchait les aides de la CAF depuis 8 ans, sans jamais être inquiété

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Mais derrière cette solidarité nationale, les autorités observent une hausse préoccupante des fraudes qui pèsent lourdement sur le budget public. Selon les chiffres publiés par la Caisse d’Allocations Familiales, la fraude potentielle atteindrait près de 3,9 milliards d’euros en 2023, soit une augmentation de près de 40 % par rapport aux années précédentes. Cela représente environ 4,9 % du total des prestations versées, un record historique.

Les aides les plus touchées sont le Revenu de Solidarité Active (RSA), la Prime d’Activité et les Aides Personnalisées au Logement (APL). Ces détournements, souvent fondés sur de fausses déclarations de revenus ou de résidence, fragilisent le système de redistribution et alimentent le déficit des caisses sociales.

Un cas emblématique : un allocataire expatrié au Sénégal

Parmi les exemples récents mis en lumière, celui de Pierre, un Français installé au Sénégal, illustre parfaitement l’ampleur du phénomène. Pendant huit ans, il a continué de percevoir 500 euros mensuels d’aides de la CAF, alors qu’il ne résidait plus sur le territoire français.

Pour rappel, la législation impose à tout bénéficiaire de résider au moins neuf mois par an en France pour conserver ses droits. Malgré cette règle, Pierre a profité du système : « C’était la belle vie », a-t-il reconnu. Il admet aujourd’hui devoir rembourser les sommes indûment perçues, une partie de ses revenus étant désormais prélevée chaque mois pour solder cette dette.

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